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Les protéines Anti-usure |
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Les protéines rafistolent les os, ravaudent les muscles, boostent le système
immunitaire et colmatent les trous de mémoire. Sommes-nous en manque ?
Mission réparatrice. Vous pesez 60 kilos ? Eh bien, vous abritez près de 10 kilos de protéines !
Normal, on en trouve quasiment partout. Elles s'assemblent comme des briques pour échafauder les
muscles, la peau et les os.
Elles font office de transporteurs pour les vitamines, les minéraux, les médicaments. Elles se métamorphosent en
hormones et neuromédiateurs pour faire circuler l'information. Elles assurent aussi notre défense,
via les anticorps.
Comme nous n'avons aucun stock de protéines (contrairement aux graisses),
si on n'en mange pas assez, l'organisme les puise dans ses réserves actives (en commençant par les muscles).
Très vite, le renouvellement cellulaire s'essouffle, les organes vieillissent est en accéléré.
La masse musculaire fond plus vite, les os perdent en densité, la peau devient flasque, le cerveau patine,
les systèmes immunitaires faiblissent (des signes malheureusement observables chez les anorexiques).
"A l'inverse, d'après de toutes récentes études, consommer chaque jour suffisamment de
protéines de bonne qualité devrait permettre de ralentir le vieillissement des cellules, donc de l'organisme dans sa
globalité. De plus, ce sont elles qui vont colmater les brèches et réparer les tissus détériorés par les maladies, plus
fréquentes avec l'âge".
Ration révision à la hausse
L'OMS (Organisation Mondiale pour la Santé) et la FAO (Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture)
mettent-elles notre santé en danger?
Possible. Selon le professeur Vernon R. Young, les apports de sécurité en protéines et acides aminés
recommandés par ces deux organisations (0,75 g/kg de poids par jour) seraient presque deux
fois inférieures aux besoins de la population. D'après lui : "Les apports conseillés
sont si bas qu'un régime à base uniquement de blé, pain ou autres dérivés du
blé serait suffisant pour couvrir nos besoins en protéines et acides aminés.
Or, nos recherches montrent que l'humanité ne peut vivre que de pain."
Aujourd'hui, il faut plutôt miser, pour les adultes sédentaires, sur 1 g/kg/jour, soit 60 g de
protéines pour une personne de 60 kg (à noter un steak de 1008 ne contient que 20g de protéines,
comme 100g de poisson, 3 neufs ou 1 kg de riz) et, pour les sportifs, sur 1,4g/kg/jour.
Ce qui est loin d'être le cas, surtout lorsque l'on suit un régime hypocalorisque ou que l'on
se gave de substituts de repas...
Sans oublier qu'il faut consommer au minimum 1/3 de protéines d'origine animale
(viande, neufs, lait) ou provenant de légumineuses (haricots, soja),
pour ne manquer d'aucun acide aminé (21 au total).
Au vu de ces résultats, L'OMS et la EGO pourraient bien revoir leurs chiffres
à la hausse.
Comme ce fut le cas en 1985, déjà sur les conseils de professeur
Young. Titulaire de la chaire biochimie nutritionnelle au Massachusetts
lnstitute of Technology (M.I.T.) de Boston. Il vient de remporter le prix Danone international de Nutrition.
La toute nouvelle arme antistress
Mangeons des protéines pour vivre plus cool !
Des études récentes ont effectivement montré
que les étudiants de dernière année, moins stressés en période d'examens, avaient besoin
de moins de protéines que les étudiant de première année.
Conclusion : en période de stress, il nous faut davantage de protéines pour réfléchir correctement.
En fait, les acides aminés, composants essentiels des protéines, sont les précurseurs de certains neuro
transmetteurs, eux-mêmes responsables du fonctionnement de système nerveux.
Plus celui-ci s'active, plus il a besoin de carburant, c'est logique.
"Attention donc à ne pas jeûner quand on est surmené, à ne pas se gaver de pizzas
et de chips quand on manque de temps. C'est dans ces moments-là que nous avons
le plus besoin de protéines à haute valeur nutritionnelle".
Vernon Young, lui, travaille actuellement sur le rôle de certains acides aminés -
et plus particulièrement sur celui de l'oxyde nitrique, dérivé de l'arginine - dans la mémoire. Affaire à suivre...
Antirouille du troisième millénaire
Aurait-on trouvé mieux que les vitamines A,
E, C
ou que le sélénium pour lutter contre les radicaux libres ?
Faut voir... Toujours d'après Vernon Young, certains acides aminés pourraient effectivement
jouer le rôle d'antioxydants. Non pas à titre individuel, mais sous forme d'amalgames : "Le glutathion, par exemple, un tripeptide
(formé de trois acides aminés) est un antioxydant intracellulaire remarquable. Chez les patients très malades, son taux
se réduit. Pour le remettre à niveau, et accélérer la guérison, on peut augmenter la consommation d'acides aminés qui
influencent sa fabrication : cystéine présente dans la viande et les œufs, glycocolle et glutamine, largement répandus
dans notre alimentation".
Une découverte qui pourrait avoir de nombreux retentissements ces dix prochaines années...
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