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Cartilage de Requin

Encyclopedie, lexique, guide, dictionnaire, plante
 

  Cartilage de Requin ENCYCLOPEDIE 
Cartilage de Requin Les requins n’ont pas de cancer.

La probalité de cette maladie est, chez eux, de 1 sur 1 million.

La stupéfiante résistance de cet animal au cancer intriguait depuis longtemps les scientifiques américains.

Ils ne devaient pas tarder à s'apercevoir qu’une autre particularité du requin est que c’est avec la raie et la roussette le seul poisson et même le seul animal vertébré de la planète, entièrement dépourvu d’os.
Tout son squelette n’est fait que de cartilage.

De là à établir une relation entre le cartilage et l’absence du cancer, il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchit.
C’est ainsi que les chercheurs devaient finir par s’apercevoir que le cartilage est un tissu dépourvu de vaisseaux sanguins et de nerfs, ce qui n’est pas le cas des os, et qu’il possède même une vertu anti-angiogénique, c’est à dire la faculté d’empêcher le développement des vaisseaux sanguins et capillaires.

L’angiogenèse (mot composé de angio : vaisseaux et de genèse) est comme son l’indique, la fabrication et le développement des vaisseaux sanguins et l’anti-giogenèse est ce qui s’oppose à ce développement.
Il se trouve, en effet, que les tumeurs cancéreuse ne peuvent se développer qui si elles sont nourries par le développement d’un riche réseau de vaisseaux sanguins qui leur apporte les nutriments nécessaires, en particulier l’oxygène.

On sait, depuis fort longtemps, qu’une tumeur cancéreuse dès qu’elle atteint un diamètre de 2 à 8 mm, cesse de se développer.
On peut ainsi rester bénigne aussi longtemps qu’elle n’est pas irriguée de vaisseaux sanguins, et cela des années, dix ans et davantage.

Il faut savoir que nous avons tous des cellules cancéreuses dans le corps mais que notre système immunitaire, tant qu’il fonctionne normalement, les détruit et les empêche de se développer en une tumeur ou bien, s’il y a tumeur, empêche celle-ci de de se développer.
Faute de nutriments apportés par le sang, en particulier d’oxygène, les cellules de noyau de la tumeur s’asphyxient et meurent.

Jusqu’au jour où le système immunitaire, étant affaibli, il cesse de s’opposer à leur développement.

Alors, que les cellules de la tumeur, par un mécanisme qui n’est pas encore élucidé, envoient une information aux cellules du tissu sain qui les environne et celles-ci commencent à développer les vaisseaux sanguins en direction de la tumeur qui, nourrie et oxygénée, se développe à vitesse V, jusqu’à provoquer des métastases (des cellules cancéreuses qui voyagent dans le sang et s’en vont coloniser d’autres organes).
En quelques mois, le cancer se développe de manière foudroyante jusqu’à la mort de celui qui en est le siège.
C’est donc le développement de vaisseaux sanguins, capables d’irriguer et de nourrir la tumeur qui est la cause immédiate, sinon première, du développement des cancers, quels qui soient.
Et ceci, on le sait depuis les travaux d’Algire et de Chalkley qui, dès 1945 avaient mis en évidence que les cellules des tumeurs solides ont le pouvoir d’induire la croissance des vaisseaux sanguins qui vont les nourrir et faute desquels elle ne peuvent pas se développer.

Mais ce n’est qu'en 1971 que les travaux du Dr Judas Folkman publiés dans The New England Journal Of Medecine et appuyés sur les travaux d’Algire et de Chalkley, devaient formuler de la manière la plus claire les implications thérapeutiques de l’anti-angiogenèse dans le traitement des tumeurs solides.
Dans son article, Folkman rappelait que le développement des tumeurs s’accompagne toujours d’une néovascularisation (formation de nouveaux vaisseaux sanguins) beaucoup plus vigoureuse que celle qui accompagne une blessure ou une inflammation.
Mais il soulignait que c’était tout récemment que l’on avait compris la relation étroite qui existe entre la croissance des vaisseaux sanguins et la croissance de la tumeur qui forment un véritable écosystème, un système d'interaction mutuelle, la tumeur faisant croître les vaisseaux qui font croître la tumeur.

Au cours de leurs expériences, Folkman et ses collaborateurs avaient montré que les petites tumeurs inoculées dans la cornée (région sans vaisseaux sanguins) de l’œil de cochon d’Inde, dès qu’elles avaient atteint une taille de 2 à 3 mm cessaient de se développer.
Elles demeuraient viables, mais en sommeil. En revanche, dès qu’on inoculait ces tumeurs - après les avoir prélevées - dans des muscles de lapin, alors les vaisseaux des tissus environnants se développaient vers les tumeurs, qui se développaient elles-mêmes jusqu’à diffuser des métastases et entraîner la mort de l’hôte.

Empêcher le développement des vaisseaux sanguins ou capillaires est donc, d’évidence, un moyen d’empêcher le développement des tumeurs benignes - qui ne mettent pas tout l’organisme en danger - en tumeurs malignes, qui aboutissent à la mort.

Et, si les requins ne font pas de cancer, c’est, non moins évidemment, parce que le cartilage de leur squelette empêche naturellement l’irrigation sanguines de cellules ou des tumeurs cancéreuse, qu’ils peuvent avoir dans le corps.

Cartilage de Requin Depuis la publication de l’article du Dr Folkman, de très nombreux travaux scientifiques américains (pour la plupart rapportés dans l’ouvrage, Pas de cancer chez les requins, Montorgueil Editions, Paris 1994) devaient, d’une part, mettre en évidence que le cartilage de bovin empêchait le développement des tumeurs et pouvait même les faire régresser.

Des travaux plus récents devaient ensuite démontrer que le cartilage de requin possède bien évidemment les même vertus anticancéreuses.
Mais, il possède également d’autres avantages.
D’abord le rendement du requin en cartilage est naturellement très supérieur au bovin, puisque tout son squelette est utilisable.

Ensuite, les Drs Langer et Lee devaient indiquer dans la revue américaine Science, en septembre 1983, qu’ils avaient fait de nouvelles expériences avec le cartilage de requin et que celui-ci contenait une substance anti-angiogénique (empêchant le développement des vaisseaux sanguins) mille fois supérieure à celle du cartilage de veau.

Depuis, les expériences se sont multipliées et surtout l’extrait de cartilage de requin a été et surtout l’extrait de cartilage de requin a été produit en grande quantité et mis à la disposition aussi bien des chercheurs que du public.

Il s’agit, en fait, de cartilage broyé et pulvérisé - donc de poudre de cartilage - dans des conditions très strictes de stérilisation.
Et, en moins de dis ans, de nombreux travaux ont confirmé que les expériences antérieures.

A telle enseigne que, sous l'impulsion du Dr William L.Lane, le cartilage de requin a fini d’être utilisé chez l’homme, avec succès, et qu'en septembre 1994, la toute puissante Food And Drug Administration des Etats-UNis, aux oreilles desquelles ces expériences étaient revenus, a ordonné une enquête afin de déterminer les vertus anticancéreuses du cartilage de requin, en particulier dans les cancers de la prostate et du sein, deux cancers qui font des ravages aux Etats-Unis.


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