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Fer

Encyclopedie, lexique, guide, dictionnaire, plante
 

  Fer ENCYCLOPEDIE 
Fer
SOURCES

Les meilleures sources de fer sont le boudin noir, le foie, les viandes rouges, le pigeon, les viandes blanches, les fruits de mer, les poissons, les neufs. Les légumineuses, en particulier les lentilles, les pois chiches et le soja, en apportent aussi, mais l'absorption de leur fer est moins bonne. L'épinard n'en contient que peu et il est particulièrement mal absorbé. L'auteur de Popeye se serait trompé de ligne dans la table de composition alimentaire qu'il a consultée.

SIGNES DE CARENCE ET DE DÉFICIENCE

Les conséquences des carences sont une anémie, mais des symptômes apparaissent avant qu'elle soit constatée. L'anémie est parfois bien supportée, car son installation est progressive.

SIGNES CLINIQUES
Asthénie banale, fatigabilité à l'effort, pâleur de la peau et des muqueuses. Quand l'anémie est installée, les signes sont plus prononcés : essoufflement à l'effort, palpitations (tachycardie), parfois souffle au cour. Mais ils sont inconstants.

Enfin, la résistance à l'infection est moindre et, en cas de grossesse, il y a augmentation de la prématurité et de la mortalité foetale.

SIGNES BIOLOGIQUES
L'anémie ferriprive ne se reconnaît pas au nombre des globules rouges, mais au taux abaissé de l'hémoglobine (inférieur à 12 g chez l'homme, à 11 g chez la femme), aux anomalies des globules rouges (de petite taille on parle d'anémie microcytaire).

Selon la définition de l'OMS, d'ailleurs, l'anémie est un état pathologique dans lequel le taux d'hémoglobine est inférieur à la normale n. La baisse de la concentration des globules rouges en hémoglobine fait qu'ils deviennent plus pâles (l'anémie est hypochrome).

La diminution du taux d'hémoglobine est un signe tardif. Pour connaître la teneur en fer de l'organisme, le meilleur reflet des réserves des tissus est le taux de ferritine. La ferritine optimale se situe autour de 60, le déficit, au dessous de 30. À 12, il n'y a plus de réserves.

En revanche, il n'est pas nécessaire d'avoir une ferritine supérieure à 100, et il peut être négatif d'en avoir une encore plus élevée, ce qui est très fréquent chez l'homme, fréquent chez la femme après la ménopause, et qui se voit chez une minorité de femmes en âge de procréer.

Certains auteurs considèrent que les pertes menstruelles contribuent à augmenter la longétivité de la femme par rapport à l'homme, la surcharge pouvant être plus dangereuse à long terme que le déficit.

Le traitement de la carence en fer est avant tout celui de la cause : ulcère duodénal, hernie hiatale... ou autre source de saignements chroniques.

Comme il est difficile de consommer suffisamment d'aliments qui contiennent du fer, dans certains pays (États-Unis, Grande Bretagne, Suède) on enrichit en fer un aliment usuel : sel de table, farine de blé, pain en Suède, sucre au Guatemala, sauces de poisson en Asie, lait écrémé, produits alimentaires pour nourrissons.

Aux États Unis, en Grande-Bretagne, on enrichit la farine de boulangerie et de pâtisserie. En Suède, on a constaté de ce fait une diminution des carences. Toutefois, en France, cette supplémentation n'est pas autorisée, sauf dans les laits pour nourrissons et les produits diététiques (les laits maternisés sont enrichis depuis 1972).

La supplémentation de ces aliments, et encore plus des laits pour bébés, est plus que discutable. En effet, dans l'aliment même, la présence de fer favorise les oxydations, par exemple celles des acides gras nécessaires également au développement cérébral, et entraîne la formation de produits toxiques.

De toute manière, nous l'avons vu, le lait de vache ne semble pas un aliment idéal. Par ailleurs, l'enrichissement des aliments ne permet pas de répondre aux besoins individuels de chaque enfant.

SOUFFRE T'ON SOUVENT DE CARENCES ?
Les carences sont fréquentes, lorsqu'on examine la nutrition mondiale.

Carences d'apport :
Le déficit en fer et les anémies ferriprives (par manque de fer) touchent de 5 à 10 % de la population du globe - 500 millions de personnes dans le monde, surtout dans les pays en voie de développement, où ils font partie des multi-carences. Mais, même dans les autres pays, il arrive que les apports alimentaires ne couvrent pas totalement les besoins : chez les femmes, surtout enceintes et nourrices, et souvent les enfants, on l'a vu.

Mais aussi quand la consommation de viande et d'autres produits d'origine animale est faible. Chez les végétariens, la consommation excessive de thé peut aggraver la situation. Carences de “fuite” :
Il s'agit surtout des pertes menstruelles. Après une hémorragie, les besoins augmentent (la perte d'un litre de sang entraîne celle de 0,5 g de fer) ; hémorragies aiguës ou hémorragies minimes, occultes mais répétées, en cas d'hémorroïdes, de lésions digestives, hernie hiatale, lésions utérines, fibromes, port de stérilet, maladie de Rendu Osler (saignements du nez à répétition), hématurie (perte de sang par l'urine) chronique, et, dans les régions tropicales, en cas de nombreuses parasitoses digestives.

Carences d'absorption :
Chez les gastrectomisés, en cas de maladie coeliaque, sprue tropicale, certaines maladies intestinales, alimentation riche en substances qui entravent l'absorption (thé), le fer, quoique ingéré en quantité suffisante, est peu absorbé.

Carences d'utilisation :
Dans les troubles de la synthèse de l'hémoglobine (par manque de folates), dans les cirrhoses alcooliques et dans les anémies “inflammatoires”, où le fer est mobilisé dans le foie.

RISQUES DE SURDOSAGE

Il peut y avoir surcharge en fer : c'est l'hémochromatose, avec un taux de fer dans le sérum sanguin supérieur à 200 ug/100 ml. Elle peut être primitive, héréditaire (en Bretagne, par exemple), par absorption excessive de fer.

Les signes, qui apparaissent entre 40 et 60 ans, sont plus fréquents, plus graves et plus précoces chez les hommes que chez les femmes, protégées par les pertes en fer lors des règles : il y a association de diabète sucré, de pigmentation brune de la peau et de gros foie, qui peut se transformer en cirrhose, appelée autrefois “diabète bronzé” peut-être secondaire à des transfusions répétées ou à certaines cirrhoses.

Par ailleurs, il est possible que des surcharges plus Et, surtout, ne pas terminer le repas par du thé bénignes soient néfastes et contribuent à augmenter les risques de pathologies cardio-vasculaires, de cancers, de maladie de Parkinson, et aggravent des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde. On utilise contre les surcharges des chélateurs, molécules qui lient le fer et augmentent son élimination. Mais la plupart de ces chélateurs provoquent aussi l'élimination d'autres minéraux.

RÔLE PRÉVENTIF

Les petits enfants, les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes ou qui allaitent devraient consommer fréquemment des aliments riches en fer : c'est à dire une fois par jour de la viande rouge, du foie ou du boudin noir ou des (réservé au petit déjeuner et à l'agrès midi), mais par un aliment, une boisson ou un supplément minéro vitaminique contenant de la vitamine C.

Les hommes et les femmes après la ménopause, qui ont plutôt tendance à se surcharger en fer, devraient au contraire réduire la fréquence de consommation des aliments riches en fer et boire du thé en fin des grands repas.

L'idéal serait de réaliser un dosage de la ferritine régulier afin de mieux suivre ce paramètre important de la santé.

Par ailleurs, l'utilisation de complexes minérovitaminiques contenant du fer ou des suppléments de fer chez les personnes qui n'ont pas de déficit documenté est déconseillée. Une supplémentation de base ne doit a priori pas contenir de fer.

LE TOUR DU MONDE DES CARENCES EN FER
En Afrique, selon les régions: de 6 à 15 % des hommes, de 15 à 50 % des femmes.
En Amérique du Sud : de 5 à 15 % des hommes, de 10 à 35 % des femmes, 50 % des femmes enceintes, de 15 à 20 % des enfants.
En Asie : 10 % des hommes, de 30 à 55 % des femmes (jusqu'à 99 % des femmes enceintes dans certaines régions de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh); plus de 50 % des enfants.
Au Moyen Orient : de 20 à 25 % des femmes enceintes, de 25 à 70 % des enfants.
En Europe et Amérique du Nord : de 3 à 6 % des hommes, de 6 à 20 % des femmes.
En France :
33 % des femmes enceintes, davantage chez les multipares (par utilisation excessive) et les émigrées.


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