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Magnesium |
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Sept français sur dix en manquent.
A qui la faute ? Stress, alimentation déséquilibrée, tabagisme...
Faisons le point sur ce drôle d’élément qui ne pèse qu’une vingtaine de grammes pour l’organisme mais dont les vertus sont immenses.
Dans les années 80, c’était le “médicament” tendance.
Tout le monde en prenait, contre la fatigue, le stress, les crampes, les palpitations, les fourmillements...
Les spasmophiles en avaient toujours dans leur poche, les sportifs en consommaient à tour de bras et les médecins en prescrivaient systématiquement
aux femmes qui suivaient un régime.
Vingt ans plus tard, le magnésium est toujours numéro un sur le marché des compléments alimentaires.
Vu le nombre d’études qui lui sont consacrées, les scientifiques semblent toujours le trouver à leur goût, et le Medec 2002, le Salon
de la médecine qui a eu lieu à Paris en mars dernier, vient d’en vanter les vertus.
Selon les estimations de l’enquête SU.VI.MAX, 80% des Françaises et 73% Français auraient des apports alimentaires
quotidiens insuffisants en magnésium.
Les plus carencés - 20% des femmes et 17% des hommes - n’atteindraient même pas deux tiers des quantités conseillées.
Dr Jean-Pierre Cahané, nutrithérapeute : “Le magnésium favorise la contraction musculaire, explique-t-il.
Or, en cas de déficit, les cellules nerveuses qui contrôlent ce phénomène deviennent hyperexcitables et les muscles se crispent de façon anarchique.
Tantôt ceux du dos, tantôt ceux du crâne ou encore ceux de la vésicule, du thorax, des jambes, du cœur...
D’où une large palette de symptômes - douleurs de dos, maux de tête, nausées, difficultés respiratoires, crampes, palpitations, fourmillements,
fatigue, tremblements, nervosité...
- que les malades ressentent bel et bien. Sans compter les signes neuropsychiques qui trahissent une activité émotionnelle intense :
hypersensibilité au bruit, bégaiements, troubles de la mémoire...
Or, la grande diversité de leurs symptômes fait qu’ils ne savent plus à quel spécialiste se vouer.
Ils passent de l’un à l’autre, subissent toutes sortes d’examens et, souvent, finissent par s’entendre dire que “c’est dans la tête”.
Un diagnostic difficile
Un déficit en magnésium ne s’établit pas à partir d’un simple bilan sanguin, comme on le fait, par exemple, pour doser le fer. Seulement 1% de nos réserves circulent dans le plasma sanguin, le reste étant stocké dans les cellules.
Or, il serait trop compliqué - et trop onéreux - de faire des prélèvements cellulaires à chaque fois que l’on soupçonne une carence.
“Le diagnostic repose sur l’examen clinique de nos patients, affirme Dr Cahané.
En passant leur symptômes en revue mais aussi en essayant d’étudier les circonstances qui pourraient expliquer une surconsommation de leur organisme en magnésium.”
A savoir une alimentation déséquilibrée, le tabagisme, la prise de médicaments capables de perturber son métabolisme -
comme la pilule, les tétracyclines (antibiotiques), ou les neuroleptiques...
- ou d’entraîner des pertes excessives - comme les diurétiques.
Certaines maladies - diarrhées prolongées, pathologies digestives chroniques...
- peuvent également contrarier son absorption par l’intestin.
Enfin, nous serions nombreux - environ 18% de la population, selon le Dr Cahané - à être porteurs d’un anomalie génétique qui empêche
son assimilation par les cellules. “On peut penser qu’une personne est concernée lorsque les bénéfices qu’elle tire d’une cure de magnésium
s’épuisent très vite, ajoute-t-il. La seule solution serait alors d’être sous traitement en permanence.
la fuite par le stress On a aussi beaucoup parlé, en Medec, du lien entre stress et magnésium.
“En fait, leurs relations se situent à plusieurs niveaux, explique le Pr Berthelot, directeur du laboratoire de physiologie, nutrition préventive
expérimentale à la faculté de médecine et de pharmacie de Besançon.
D’un côté, le stress provoque une libération importante d’hormones qui favorisent l’élimination du magnésium par les reins
(catécholamines, cortisol). De l’autre, une carence peut aggraver les effets du stress.” Un véritable cercle vicieux !
Conclusion : faut-il faire des cures régulières de magnésium ?
“Oui, lorsque les signes d’insuffisance se manifestent (nervosité, crampes, fatigue...), répond le Dr Cahané.
MANGEZ MAGNÉSIUM !
420 milligrammes par jour pour les messieurs, 360 mg pour les dames - 400 mg si elles sont enceintes ou qu’elles allaitent.
Pour couvrir nos besoins en magnésiums, autant savoir ou le trouver.
- 1 assiette de légumes secs : de 70 à 100 mg
- 1 assiette de pâtes ou de riz : de 20 à 30 mg
- 1 assiette de légumes verts : de 30 à 40 mg
- 1 poignée de fruits secs : de 20 à 30 mg
- 1 barre de chocolat noir (30 g) : 30 mg
- 1 fruit : de 15 à 20 mg (un banane : 40 mg)
- Pain complet (100g) : 80 mg.
On peut aussi boire des eaux riches en magnésium (Hépar, Contrex pour les plates ; Quézac et San Pellegrino pour les gazeuses).
Des études ont en effet montré que le magnésium contenu dans l’eau était un peu mieux assimilé que celui présent dans les aliments.
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