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Vitamine A ou Rétinol et les Carotenoïdes |
ENCYCLOPEDIE |
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RÔLES
La vitamine A joue des rôles fondamentaux dans la vision, la différenciation des tissus
épithéliaux, la croissance et la reproduction.
VITAMINE A ET VISION
La vitamine A joue un rôle capital dans la vision.
• L'adaptation à l'obscurité est un phénomène physico chimique qui tient à la présence dans les bâtonnets
de la rétine d'un dérivé du rétinol plasmatique : la rhodopsine. Une lumière de faible intensité provoque
la décomposition de la rhodopsine, ce qui déclenche un influx nerveux.
• Les cellules de la surface oculaire sont également dépendantes de la vitamine A,
qui préside aussi à la synthèse du pourpre rétinien (un des pigments visuels).
De même, de nombreuses études montrent que les caroténoïdes s'avèrent capables
(avec la vitamine C)
de retarder l'apparition de la cataracte et de la dégénérescence maculaire, l'une
des premières causes de cécité chez la personne âgée.
VITAMINE A ET TISSUS ÉPITHÉLIAUX
La vitamine A participe à l'équilibre et au renouvellement des tissus épithéliaux.
Ce rôle est confirmé par l'action des rétinoïdes (analogues
chimiques de la vitamine A) dans la cicatrisation et dans les affections dermatologiques ;
en particulier, dans les troubles graves de la kératinisation ou transformation pathologique des couches superficielles de l'épiderme
(psoriasis, ichtyoses. . .).
Enfin, la vitamine A exerce une action régulatrice sur les glandes sébacées et sudoripares.
VITAMINE A ET CANCERS
Plusieurs études ont obtenu la régression des leucoplasies précancéreuses de la bouche par le bêta-carotène ou
(acide rétinoïque (produit final du métabolisme de la vitamine A).
Une équipe de l'hôpital Saint Louis a utilisé avec succès la vitamine A contre certaines leucémies.
Mais, malheureusement, les cellules cancéreuses semblent apprendre à échapper à son action au bout de quelques mois.
Si le bêta-carotène apparaît comme un agent préventif contre les cancers, probablement en grande partie grâce
à ses propriétés anti-oxydantes, la vitamine A et ses dérivés apparaissent, eux, comme des agents redifférenciants,
capables de retransformer des cellules pré-cancéreuses en cellules normales, cela, grâce à leur action directe sur les gènes.
CAROTÉNOÏDES ET IMMUNITÉ
La vitamine A et le bêta-carotène possèdent également des propriétés immunostimulantes indépendantes
(la vitamine A, sur la réponse par les anticorps ; le bêta-carotène, sur la réponse par les lymphocytes T4).
La vitamine A est utilisée dans le traitement de la rougeole, le bêta-carotène dans celui du sida.
Ces dernières années ont vu la mise en avant des propriétés immunostimulantes d'un autre caroténoïde que
l'on trouve surtout dans la tomate : le lycopène.
CAROTÉNOÏDES ET VIEILLISSEMENT
Le bêta-carotène est, avec la vitamine E et d'autres caroténoïdes
comme le lycopène, un puissant lipoprotecteur.
En d'autres termes, il nous protège du érancissementé, qui joue un rôle majeur dans le vieillissement et dans les maladies dites
"dégénératives" qui lui sont associées : cancers, pathologies cardio-vasculaires, dégénérescence cérébrale...
Enfin, le bêta-carotène freine la vitesse des processus dégénératifs qui sont accélérés dans certaines situations particulières :
exposition excessive au soleil, tabagisme, diabète...
Les caroténdïdes jouent, avec les autres antioxydants, un rôle important dans la protection contre les dégâts moléculaires et
cellulaires dûs aux radicaux libres et accumulés avec l'âge.
VITAMINE A ET CROISSANCE
Étant donné son rôle dans la croissance et la multiplication des cellules, la vitamine A est nécessaire au bon développement
et à la croissance de l'embryon, de l'enfant et de l'adolescent.
BESOINS
Comme pour toutes les vitamines, il existe :
• Un apport minimal pour éviter l'apparition de carences.
• Un apport conseillé, qui permet d'assurer l'équilibre physiologique et de ne pas épuiser les réserves.
• Une valeur optimale, qui permet à nos systèmes de fonctionner au maximum de leurs capacités, y
compris les systèmes de défense et de réparation ; c'est à dire de contribuer à prévenir les maladies
et de ralentir les processus dégénératifs du vieillissement. Cette valeur concerne non
pas la vitamine A mais les caroténoïdes.
LIMITE SUPÉRIEURE
IL existe une limite supérieure, proche du seuil de toxicité : la vitamine A est stockée dans le foie,
ce qui peut entraîner des risques d'accumulation ; mais les intoxications aiguës sont exceptionnelles
et provoquées par des doses massives, absorbées de façon accidentelle ou suicidaire, ou lors de traitements anticancéreux.
D'autre part, la vitamine A, prise avant la conception et pendant le premier trimestre de la grossesse,
peut être tératogène (provoquer des malformations du foetus). Il est donc déconseillé aux femmes en âge de
procréer de prendre plus de 6 000 U.I. de vitamine A par jour, et même de consommer du foie plus d'une fois par mois.
PROPRIÉTÉS DU BÊTA-CAROTÈNE
En revanche, le bêta-carotène est totalement dépourvu de toxicité. Et il peut se transformer selon les besoins en vitamine A,
tout en ayant par ailleurs de nombreuses propriétés protectrices que ne présente pas celle ci.
Il est donc plus important de s'inquiéter de l'apport en bêta-carotène et autres caroténoïdes que
de celui en vitamine A, et toujours plus judicieux de prendre en supplémentation du bêta-carotène
plutôt que de la vitamine A.
L'Institut national du cancer américain recommande un apport minimal de 6 mg par jour de bêta-carotène
(ce qui est largement supérieur aux recommandations françaises officielles qui figurent dans le tableau
ci dessus), et de nombreux chercheurs estiment que la dose optimale se situerait
probablement encore bien au dessus (20 mg et plus).
L'apport moyen par l'alimentation, en France, est estimé à 4 mg par jour, mais il existe de très importantes variations
(de 0,5 mg à 9 mg) suivant les individus. D'autres caroténoïdes, comme le lycopène,
apparaissent aujourd'hui au moins aussi importants que le bêta-carotène.
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