GROUPES À RISQUES
Ce sont tous ceux dont les besoins sont accrus. Les nourrissons et les jeunes enfants (le lait maternel est pauvre en vitamine D, et le
lait de vache encore plus) ; aussi un apport de 25 à 30 ug par jour (1000 à 1200 U.I.) est il conseillé dans la première année de la vie ;
depuis mars 1992, le lait enrichi en vitamine D à taux contrôlé est autorisé en France. Les adolescents. Les femmes enceintes ou allaitant.
Les personnes âgées, chez lesquelles, au ralentissement de la synthèse interne et à la diminution du taux de calciférol circulant,
s'ajoutent généralement une exposition insuffisante à la lumière solaire, une alimentation diminuée ou carencée et, parfois, des
pertes accrues par malabsorption intestinale.
Tous les sujets atteints d'affections provoquant une malabsorption chronique (due à l'ablation de l'estomac,
à une insuffisance biliaire,
pancréatique ou rénale qui entraîne une diminution de la synthèse). Les grands buveurs d'alcool.
Les sujets traités par certains médicaments qui interfèrent avec le métabolisme de la vitamine D (antiépileptiques)
ou son absorption (huile de paraffine,
cholestyramine). Les sujets atteints d'anomalies héréditaires du métabolisme de la vitamine D.
RISQUES DE SURDOSAGE
Administrée à forte dose, la vitamine D est toxique et peut provoquer des réactions sérieuses : anorexie,
nausées, perte de poids, fréquence accrue des mictions, déshydratation, hypertension.
Ces effets n'apparaissent qu'avec des doses très importantes (de 25 â 75 ug par jour par kg de poids suivant les individus),
absorbées pendant plusieurs semaines. Si l'intoxication se poursuit, il y a une calcification des tissus : les sels de vitamine K se
déposent au niveau des reins, des vaisseaux sanguins, du coeur et des poumons.
L'administration de fortes doses pendant la grossesse peut provoquer un avortement ou une hypercalcémie du nourrisson (faciès particulier,
retard psychomoteur, anomalies cardio-vasculaires).
Ces risques ont conduit les pédiatres et les nutritionnistes à réduire les doses conseillées dans le courant des années 50.
Enfin, la vitamine D et ses dérivés sont absolument contre indiqués en cas d'hypercalcémie, d'hyper calciurie
(présence excessive de vitamine K dans le sang et les urines) ou de calculs calciques.
PRESCRIPTION
EN TRAITEMENT PRÉVENTIF
• Chez la femme en fin de grossesse ou qui allaite et chez l'enfant jusqu'à 2 ans.
• Chez l'adulte soumis à une alimentation déficiente ou à un manque d'ensoleillement.
• Chez la femme à partir de la ménopause et chez l'homme â partir de 65 ans (l'ostéoporose, qui entraîne une fragilité
osseuse, constitue l'un des facteurs de risque de la fracture du col du fémur; une supplémentation en vitamine D et en vitamine K réduit de 30 % le nombre de fractures chez les femmes âgées).
• Chez les sujets dont le métabolisme est perturbé, soit héréditairement, soit par absorption de médicaments.
EN TRAITEMENT CURATIF
La vitamine D est utilisée dans les cas de rachitisme et d'ostéomalacie, quelle qu'en soit l'origine (carence, malabsorption, traitements
médicamenteux anti-convulsivants ou rachitisme vitamino-résistant).
En règle générale, on évite la prescription de doses élevées qui ne rendent pas la guérison plus rapide et exposent au risque d'intoxication.
Si la supplémentation en vitamine D est utile, le meilleur et le plus sûr des apports pour le sujet sain est l'apport naturel :
une exposition au soleil de la face et des mains d'un quart d'heure par jour suffit à assurer la synthèse interne.
Mais, cette synthèse étant réduite chez la personne âgée, la supplémentation est indispensable chez elle, comme chez le petit enfant.
Une équipe anglaise a montré que, dans certains cas, la vitamine D pouvait aider à combattre le cancer du sein,
et d'autres travaux suggèrent qu'elle pourrait être utilisée dans le traitement de certaines leucémies.
Enfin, un dérivé de la vitamine D appliqué sur la peau apparaît aujourd'hui comme le meilleur traitement du psoriasis.
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