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Vitamine E ou Tocophérol |
ENCYCLOPEDIE |
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GROUPES A RISQUES
Outre les situations particulières évoquées plus haut, les besoins en vitamine E augmentent dans les cas suivants.
• Alimentation riche en acides gras polyinsaturés, très sensibles à l'oxydation.
• Apport important en fer, qui est un pro-oxydant dont l'administration devrait
toujours être associée à celle de vitamine E.
• Sport.
• Déplacement en altitude (au dessus de 2 000 m)
• Consommation excessive d'alcool.
• Tabagisme.
• Personnes exposées à des pollutions intenses (blanchisseurs, coiffeurs, personnel d'entretien, pompistes, ouvriers de l'industrie pétrochimique, pompiers, etc.).
• Facteurs de risques cardio-vasculaires (surpoids, diabète, hypertension, dyslipidémie...). Facteurs de risque et antécédents familiaux de cancers.
• Maladie de Crohn.
• Hémodialyses.
• Sida.
RISQUES DE SURDOSAGE
La vitamine E, comme le bêta-carotène,
la vitamine C et la plupart des vitamines B, est atoxique, même à forte dose prise de manière prolongée.
Néanmoins, elle diminue l'adhésion des plaquettes du sang nécessaires à une bonne coagulation et peut diminuer l'absorption de la vitamine K.
Elle peut donc, chez les patients sous anti-vitamines K ou souffrant de troubles de la coagulation (comme l'hémophilie), favoriser des saignements.
Il vaut mieux, chez ces personnes, éviter les doses supérieures à 200 U.I. par jour, et arrêter l'administration de vitamine E quelques semaines avant une opération.
PRESCRIPTION
La vitamine E est prescrite :
• En prévention et en traitement de l'anémie hémolytique et des hémorragies cérébrales du prématuré de petit poids de naissance.
• En prévention des dégénérescences neuromusculaires chez l'enfant atteint de mucoviscidose ou d'atrésie des voies biliaires (en association avec d'autres vitamines liposolubles).
• Chez le sportif, pour faciliter la récupération des dégâts musculaires et de la baisse des défenses immunitaires entraînés par l'effort intense.
• En prévention des infections ORL hivernales ; lors d'une infection ; en prévention de récidive d'infection, dans les situations associées à une immunodépression : âge, exposition intense au soleil, tabagisme, diabète, maladie du foie, insuffisance rénale, et aussi chez le séropositif, chez le malade atteint du sida (en association avec la vitamine C et le bêta-carotène).
• En cas d'acné, en association avec le bêta-carotène et le zinc.
• En cas d'allergie, dans les maladies inflammatoires chroniques et les maladies autoimmunes.
• Dans les inflammations aiguës (brûlures, radiothérapie, pancréatite...).
• Dans le diabète, afin de retarder l'apparition des complications.
• Chez le tabagique, l'alcoolique, les personnes exposées à une pollution importante.
• En prévention et en traitement adjuvant de certains cancers, en particulier ceux qui sont traités par radiothérapie ou chimiothérapie.
• En prévention et en traitement complémentaire de l'angine de poitrine, de l'infarctus, de l'artérite, de l'accident vasculaire cérébral et de leurs facteurs de risque, en particulier : excès de cholestérol dans le sang, hypertension, diabète et tabagisme.
• En association avec l'administration de fortes doses d'acides gras polyinsaturés, sous forme d'huiles de poisson ou d'huile d'onagre. Les huiles de poisson sont utilisées contre l'excès des graisses du sang (triglycérides) ; après une dilatation des artères coronaires ; contre l'agrégation excessive des plaquettes du sang génératrice de caillots, en prévention des phlébites ; dans l'allergie, les phénomènes inflammatoires et maladies auto-immunes. L'huile d'onagre est utilisée dans l'eczéma, le diabète, la sclérose en plaques. Si ces huiles sont données sans un supplément de vitamine E, elles peuvent s'oxyder et leur effet devenir négatif.
• Dans la prévention de la dégénérescence cérébrale associée au vieillissement.
• Comme adjuvant dans le traitement des convulsions, en particulier lorsqu'elles sont réfractaires aux médicaments antiépileptiques.
• Dans certains cas de lupus(1) et de sclérodermie(2).
• Dans une maladie rare de dégénérescence cérébrale qui touche les jeunes (juvenile neuronal ceroid lipofuscinosis).
(1) Dermatose siégeant en général sur les ailes du nez et les joues. (2) Maladie du derme qui durcit la peau et réduit sa mobilité.
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