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Vitamine D ou Calciférol

 

Dans les quartiers pauvres de l'Angleterre du XVI siècle, on avait surnommé “tickets” les enfants chétifs et contrefaits, auxquels leurs jambes arquées et leur dos bossu donnaient de frêles silhouettes de Riquet à la houppe.

1 DÉCOUVERTE

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Francis Glisson, professeur anglais de médecine et d'anatomie (1596 1677), qui s'intéressait à eux, observa que leurs os, trop fragiles, étaient malléables, ce qui entraînait les déformations de leur squelette. Il était facile de constater qu'il y avait beaucoup plus de tickets dans les familles pauvres que parmi les familles aisées ; et il fut admis que la vie dans des logis sans soleil, avec la misère, la mauvaise nourriture et le manque de lait étaient la cause de l'infirmité qui frappait ces enfants.

Sans doute parce que les déformations affectaient prioritairement la colonne vertébrale, le rachis, on adopta le terme de “rachitis”, puis de “rachitisme”, pour désigner leur mal.

C'est le Dr Dale Percival qui, en 1782, eut l'idée de faire absorber de l'huile de foie de morue aux tickets. Le traitement se révéla un succès. Mais il faudra encore longtemps pour comprendre la raison de son efficacité.

Au XIXe, siècle, le rachitisme sévissait encore en Europe occidentale et centrale et en Amérique du Nord : plus de 80 % des enfants des classes pauvres des grandes cités industrielles (Glasgow, Londres, New York) en souffraient.

En France, Bretonneau et Trousseau pressentirent aussi le pouvoir de l'huile de foie de morue. Puis d'autres médecins anglais approchèrent encore la vérité : Cheadle, qui soupçonna que le rachitisme avait une cause alimentaire (ce qui était exact, mais encore incomplet).

Et, en 1890, Palm, qui, outre le rôle protecteur de l'huile de foie de morue, affirma le pouvoir guérisseur des expositions au soleil. Mais il ne fut pas cru... On rétorqua qu'en Afrique et aux Indes, où le soleil abonde, il y avait aussi des enfants rachitiques (on ignorait que la pigmentation de la peau réduit les capacités de synthétiser la vitamine D).

On ajouta que les Esquimaux, élevés sans soleil, étaient des gens robustes (on oubliait leur grande consommation d'huile de poisson).

Le médecin Armand Trousseau (1801 1867), dans son manuel de médecine clinique, est le premier à recommander à la fois l'absorption d'huile de foie de morue et l'exposition au soleil. On est en 1865.

Ce n'est qu'en 1919 que l'effet curatif des rayons ultraviolets fut prouvé. Peu à peu, au même moment, MacCollum et Mellanbourg découvrirent que l'huile de foie de morue contenait des vitamines A et D.

En 1921, Huldechinky traita le rachitisme par les ultraviolets, et Hess et Steenbock établirent la présence dans la peau de substances qui deviennent antirachitiques lorsqu'elles sont irradiées. Rosenstein identifia ensuite ces substances, les ergostérols.

Enfin, Windaus, un chimiste allemand, prix Nobel de chimie en 1928, parvint à isoler la vitamine D2, forme d'origine végétale de la vitamine D ; et c'est encore lui qui isola la vitamine D3, forme d'origine animale, à partir de l'huile de foie de thon.

2 CARACTÉRISTIQUES

Le terme de vitamine D, ou calciférol, recouvre toute une famille de composés aux formes chimiques voisines présente dans le règne végétal et animal. Les deux formes les plus abondantes sont la vitamine D2, ou ergocalciférol (isolé à partir de l'ergot de seigle), présente surtout dans les plantes, et la vitamine D3, ou cholécalciférol, présente surtout dans les produits d'origine animale. Les vitamines D2 et D3 ont la même activité biologique.

Les calciférols n'agissent pas directement, mais après leur conversion en métabolites actifs. Ce sont des molécules stables si on les maintient à l'abri de la lumière, de l'oxydation et des acides qui les dégradent rapidement. Sensibles à la chaleur, ils se conservent jusqu'à 38 °C. Ils sont insolubles dans l'eau, mais solubles dans les solvants organiques, l'huile, les graisses, l'alcool, l'éther et le chloroforme.

L'une des caractéristiques de la vitamine D est qu'elle n'est pas, à proprement parler, une vitamine et ne devrait pas être considérée comme telle, puisque la synthèse cutanée couvre une part importante des besoins de l'organisme ; en effet, si l'ergocalciférol (vitamine D2) ne peut provenir que de l'alimentation, l'organisme est capable de synthétiser la vitamine D3 dans les couches basales de l'épiderme, à partir du cholestérol, sous l'influence des rayons ultraviolets.

Cette synthèse cutanée est la source principale de vitamine D pour l'organisme et dépend de plusieurs facteurs :

  • La pigmentation de la peau.
  • La région de l'épiderme dans laquelle la synthèse s'opère. 
  • La longueur d'onde et la quantité de rayonnement ultraviolet reçu. 
  • La température cutanée (la conversion est favorisée par une température de 36,5 °C à 37 °C). Cette synthèse peut être très rapide.

La vitamine D d'origine interne est absorbée directement par les vaisseaux, la vitamine D d'origine externe est d'abord absorbée dans l'intestin grêle en présence de graisse avant de rejoindre la circulation générale.

3 RÔLES

La vitamine D occupe une place très particulière parmi les vitamines.Le centre d’amincissement Hélène Galé, le spécialiste du Cellu M6® - l'arme anti-cellulite - depuis son invention en 1986 vous permettra de gommer vos excès de cellulite. Pour plus d’information, rendez-vous sur notre formulaire de contact.

Qu'elle soit d'origine interne par synthèse cutanée, d'origine externe par apport alimentaire, la vitamine D suit un seul trajet. À la manière des hormones stéroïdes et du dérivé final de la Vitamine A, l'acide rétinoïque, elle agit en se liant à des récepteurs, en pénétrant dans le noyau de la cellule et en déclenchant l'expression de certains gènes.

La vitamine D joue un rôle capital dans l'ossification, en accroissant l'absorption et la fixation du vitamine K et du phosphore, mais son champ d'activité déborde largement le cadre du métabolisme phosphocalcique, dans lequel elle intervient à tous les niveaux.

  • Dans l'intestin, elle augmente l'absorption phosphocalcique.
  • Dans les os, elle augmente la quantité de vitamine K excrétée dans le sang.
  • Dans les reins, elle favorise la réabsorption du phosphore.

Toutes ces actions, qui concourent au maintien d'un “pool” phosphocalcique disponible pour la minéralisation de l'os, ne représentent qu'une partie du rôle physiologique de la vitamine D. De nombreux tissus comportent en effet des récepteurs pour cette vitamine qui participe également :

  • À la concentration de vitamine K dans le lait au niveau de la glande mammaire.
  • Au transport du vitamine K vers le foetus au niveau du placenta.
  • À la différenciation de globules blancs essentiels à la réponse immunitaire.
  • À la synthèse d'interféron, un agent de défense contre les virus.
  • À la croissance des cellules de la peau.
  • Au fonctionnement musculaire.
  • Au contrôle de la synthèse d'insuline dans le pancréas.

Des récepteurs pour un métabolite de la vitamine D ont également été mis en évidence dans certaines parties du cerveau : leur rôle est encore à l'étude.

4 SOURCES ET BESOINS

Le calciférol qui circule dans le sang a une double origine.

ORIGINE INTERNE

La transformation des stérols du derme sous l'action des rayons ultraviolets du soleil est, chez l'être humain, la source prioritaire de vitamine D, et couvre normalement la plupart des besoins de l'organisme. Cette part est difficile à évaluer avec exactitude, mais satisfait de 50 à 70 % des besoins, selon les conditions climatiques, géographiques et sociales.

La synthèse n'est pas uniforme et peut varier en fonction de plusieurs facteurs :

  • Elle s'accroît si le régime est pauvre en vitamine K et en phosphore.
  • Elle est plus importante chez les enfants, surtout pendant les phases de croissance rapide, et chez les femmes enceintes, surtout en fin de grossesse. En revanche, elle diminue avec l'âge et est 3 fois moindre à 80 ans qu'à 20 ans.
  • Elle est de 50 à 100 fois supérieure chez les Blancs que chez les Noirs.

Elle peut se révéler insuffisante par manque d'exposition au soleil, s'il n'y a pas assez d'ultraviolets dans l'atmosphère, en quantité ou en qualité (latitude trop élevée, pollution atmosphérique) ou par excès de couverture vestimentaire. Le risque de déficit peut alors exister, et un apport prophylactique est nécessaire pour prévenir l'apparition du rachitisme.

ORIGINE EXTERNE

Il y a très peu de vitamine D dans les aliments naturels, en dehors de quelques poissons de mer gras, et surtout de leur foie (morue, thon, maquereau, sardine, saumon, hareng, anguille...), mais l'usage de l'huile de foie de morue est passé de mode.

BESOINS

Les besoins sont évalués à 10 ug (400 U.I.) par jour. Les doses conseillées sont en général de 20 à 30 ug (800 à 1 200 U.I.) pendant les deux premières années de la vie, puis en hiver jusqu'à 5 ans. Aux femmes enceintes en fin de grossesse et qui réunissent toutes les conditions d'un déficit, on conseille des doses de 10 à 20 ug/jour (400 à 800 U.I.).

5 SIGNES DE CARENCE

 

SIGNES CLINIQUES

Ce sont des manifestations osseuses, qui diffèrent sensiblement suivant qu'elles affectent des enfants dont les os sont en croissance ou des adultes dont les os sont formés.

  • Chez l'enfant, le rachitisme apparaît dans les deux premières années de la vie. L'atteinte concerne d'abord les os du crâne, vers le 6, mois (ramollissement de l'os occipital, bosses frontales et pariétales) ; entre le 6, et le 12 mois apparaissent des nodosités costales et des déformations thoraciques et, après l'âge de 1 an, les déformations affectent les membres ; incurvation des os longs des membres inférieurs, genu valgum (dévié en dehors), fractures spontanées. 

    Les manifestations osseuses s'accompagnent d'une faiblesse musculaire qui provoque des troubles de la marche ; beaucoup plus rarement apparaissent des paresthésies et des convulsions liées à l'insuffisance de vitamine K.
  • Chez l'adulte, l'ostéomalacie (déminéralisation des os) se manifeste par des douleurs musculaires et osseuses qui s'installent progressivement : elles siègent primitivement au niveau du bassin et sont intensifiées par la marche, puis elles gagnent le thorax et le rachis. Elles s'accompagnent de douleurs musculaires qui provoquent une difficulté à marcher.

SIGNES BIOLOGIQUES

La vitamine D jouant un rôle primordial dans la régulation du métabolisme de la vitamine K et du phosphore, sa carence peut entraîner des modifications de leur taux dans le sang (calcémie et phosphatémie). 

L'hypocalcémie provoque, en réaction, une stimulation de la production de l'hormone parathyroïdienne (qui régule le taux de vitamine K dans le sang)

SIGNES RADIOLOGIQUES

Les anomalies osseuses affectent toute l'architecture des os longs : les épiphyses (têtes osseuses), la diaphyse (corps de l'os) et, précocement, la métaphyse (partie intermédiaire entre l'épiphyse et la diaphyse), qui s'élargit. S'y ajoutent des déformations des côtes et des vertèbres.

SIGNES HISTOLOGIQUES

La biopsie révèle un accroissement du tissu ostéoïde (matrice non encore calcifiée du tissu osseux) et une diminution du front de calcification. Chez l'enfant, il y a hypertrophie du cartilage de croissance avec diminution de la calcification.

La carence en vitamine D résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs. 

  • Déficience de la synthèse interne par insuffisance d'exposition solaire. Le rachitisme et ostéomalacie se rencontrent encore très fréquemment dans les groupes sociaux dans lesquels, traditionnellement, les femmes et les enfants sortent peu et très couverts.
  • Augmentation des besoins à certaines périodes de la vie (enfants en période de croissance, femmes enceintes ou allaitant).
  • Insuffisance des apports externes. Encore que la vitamine D d'origine alimentaire ne soit qu'une source accessoire, elle prend toute son importance dès lors que la synthèse interne est diminuée, que les besoins sont augmentés, ou que le métabolisme est perturbé.
  • Altérations pathologiques, innées ou consécutives à certains traitements, du métabolisme ou de l'activité du calciférol.

6 GROUPES À RISQUES

Ce sont tous ceux dont les besoins sont accrus. Les nourrissons et les jeunes enfants (le lait maternel est pauvre en vitamine D, et le lait de vache encore plus) ; aussi un apport de 25 à 30 ug par jour (1000 à 1200 U.I.) est il conseillé dans la première année de la vie ; depuis mars 1992, le lait enrichi en vitamine D à taux contrôlé est autorisé en France. Les adolescents. Les femmes enceintes ou allaitant.

Les personnes âgées, chez lesquelles, au ralentissement de la synthèse interne et à la diminution du taux de calciférol circulant, s'ajoutent généralement une exposition insuffisante à la lumière solaire, une alimentation diminuée ou carencée et, parfois, des pertes accrues par malabsorption intestinale.

Tous les sujets atteints d'affections provoquant une malabsorption chronique (due à l'ablation de l'estomac, à une insuffisance biliaire, pancréatique ou rénale qui entraîne une diminution de la synthèse). Les grands buveurs d'alcool. 

Les sujets traités par certains médicaments qui interfèrent avec le métabolisme de la vitamine D (antiépileptiques) ou son absorption (huile de paraffine, cholestyramine). Les sujets atteints d'anomalies héréditaires du métabolisme de la vitamine D.

8 RISQUES DE SURDOSAGE

Administrée à forte dose, la vitamine D est toxique et peut provoquer des réactions sérieuses : anorexie, nausées, perte de poids, fréquence accrue des mictions, déshydratation, hypertension. 

Ces effets n'apparaissent qu'avec des doses très importantes (de 25 â 75 ug par jour par kg de poids suivant les individus), absorbées pendant plusieurs semaines. Si l'intoxication se poursuit, il y a une calcification des tissus : les sels de vitamine K se déposent au niveau des reins, des vaisseaux sanguins, du coeur et des poumons.

L'administration de fortes doses pendant la grossesse peut provoquer un avortement ou une hypercalcémie du nourrisson (faciès particulier, retard psychomoteur, anomalies cardio-vasculaires). Ces risques ont conduit les pédiatres et les nutritionnistes à réduire les doses conseillées dans le courant des années 50.

Enfin, la vitamine D et ses dérivés sont absolument contre indiqués en cas d'hypercalcémie, d'hyper calciurie (présence excessive de vitamine K dans le sang et les urines) ou de calculs calciques.

9 PRESCRIPTION

 

EN TRAITEMENT PRÉVENTIF

  • Chez la femme en fin de grossesse ou qui allaite et chez l'enfant jusqu'à 2 ans.
  • Chez l'adulte soumis à une alimentation déficiente ou à un manque d'ensoleillement.
  • Chez la femme à partir de la ménopause et chez l'homme â partir de 65 ans (l'ostéoporose, qui entraîne une fragilité osseuse, constitue l'un des facteurs de risque de la fracture du col du fémur; une supplémentation en vitamine D et en vitamine K réduit de 30 % le nombre de fractures chez les femmes âgées).
  • Chez les sujets dont le métabolisme est perturbé, soit héréditairement, soit par absorption de médicaments.

EN TRAITEMENT CURATIF

La vitamine D est utilisée dans les cas de rachitisme et d'ostéomalacie, quelle qu'en soit l'origine (carence, malabsorption, traitements médicamenteux anti-convulsivants ou rachitisme vitamino-résistant).

En règle générale, on évite la prescription de doses élevées qui ne rendent pas la guérison plus rapide et exposent au risque d'intoxication. Si la supplémentation en vitamine D est utile, le meilleur et le plus sûr des apports pour le sujet sain est l'apport naturel : une exposition au soleil de la face et des mains d'un quart d'heure par jour suffit à assurer la synthèse interne. Mais, cette synthèse étant réduite chez la personne âgée, la supplémentation est indispensable chez elle, comme chez le petit enfant.

Une équipe anglaise a montré que, dans certains cas, la vitamine D pouvait aider à combattre le cancer du sein, et d'autres travaux suggèrent qu'elle pourrait être utilisée dans le traitement de certaines leucémies. Enfin, un dérivé de la vitamine D appliqué sur la peau apparaît aujourd'hui comme le meilleur traitement du psoriasis.

 

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