Vos questions les plus posées !

  1. Je ne mange quasi rien et je grossis. Une de mes amies dévore et reste mince. Pourquoi?
  2. J'ai 42 ans et trois enfants. Avant ma première grossesse, j'étais mince. Après, j'ai conservé une bonne partie des kilos pris durant la portée. Il en fut de même pour chaque enfant. Quel en est le motif ?
  3. J'ai 38 ans et deux enfants. Après le premier accouchement j'ai repris sans peine le poids antérieur à la grossesse. Mais après le second, de nombreux kilos excédentaires me sont restés. Pourquoi ce phénomène s'est-il produit après le second accouchement, et pas après le premier ?
  4. Depuis la ménopause. j'ai gagné de nombreux kilos sans manger davantage. Quelle en est la raison?
  5. Je grossis chaque mois, au cours de la semaine précédant les règles. Pourquoi ?
  6. En vacances, mon régime alimentaire est plus riche et abondant qu'à l'ordinaire. Pourtant, je ne grossis pas. Dès le retour, je grossis si je ne m'astreins pas à un régime plus strict. Pourquoi?
  7. Mes amies affirment que je fais de la « graisse nerveuse ». Est-ce possible ?
  8. Je me suis astreint à un régime "basses calories" strict. J'ai maigri de douze kilos, mais je devrais encore perdre dix kilos pour atteindre mon poids idéal. Or l'aiguille de la balance ne bouge plus guère depuis trois semaines. Pourquoi ?
  9. Boire en mangeant fait-il grossir ?
  10. Dois-je supprimer le sel pendant la cure d'amaigrissement ?
  11. Je ne mange que des biscottes, à l'exclusion du pain, mais je ne maigris pas. Pourquoi ?
  12. Est-il exact que le riz ne fasse pas grossir ?
  13. Le repos après les repas fait grossir. Je m'en garde donc et reprends le travail sitôt le repas terminé. Est-ce bon ?
  14. La prise d'un diurétique me fait perdre facilement plusieurs kilos. Je grossis dès que j'arrête d'en prendre. J'en consomme donc régulièrement. Est-ce recommandable ?
  15. Au début d'un régime restrictif, ma volonté de maigrir suffit. Mais au bout d'un certain temps, j'ai recours à un frénateur d'appétit. Ce genre de produit est-il inoffensif ?
  16. J'étais gros fumeur. J'ai arrêté de fumer sur conseil médical, mais j'ai pris depuis de nombreux kilos que je n'arrive plus à reperdre. Quel en est le motif ?
  17. Ma fille de 18 ans se désespère de son poids excessif. A son âge, je pesais aussi trop, mais mon poids s'est équilibré après la vingtaine. Peut-elle en espérer autant ?
  18. L'ananas fait-il maigrir ?
  19. L'alimentation pléthorique d'un nouveau-né peut-elle en faire un obèse à l'âge adulte ?
  20. Depuis de nombreuses années, je pesais au moins 20 kilos de trop et je souffrais d'appendicite chronique. Mes crises étant rares, il fallut une poussée aiguë pour me décider à l'opération. Ensuite, sans modifier mon régime alimentaire, je retrouvai un poids normal en peu de temps. L'appendicite chronique aurait elle causé l'excédent de poids ?
  21. Mes ongles sont fragiles au point de se réduire à une mince pellicule. Mon alimentation en est-elle la cause ?
  22. Je perds mes cheveux en abondance, l'alimentation est-elle en cause ?
  23. Que penser des thérapeutiques cellulaires dans les cures d'amaigrissement ?
  24. Que vaut une méthode d'amaigrissement dont les techniques s'apparentent à l'hypnose ?
  25. L'étiquetage de certains produits alimentaires porte la mention « contrôlé par l'Etat », ou "autorisé par la loi". Est-ce une garantie absolue d'innocuité ?
  26. La mention « pur sucre » sur une bouteille de limonade signifie-t-elle que ce produit soit exempt d'additifs nocifs ?
  27. Certains organisme, des associations de consommateurs notamment, produisent des comparaisons de produits alimentaires. Peut-on se fier à leurs conclusions ?
  28. Que penser des labels et marques d'innocuité délivrés par certains organismes et reproduits sur l'emballage de plusieurs produits alimentaires
  29. Peut-on, en quelques règles claires et concises, énoncer un code diététique
  30. J'ai toujours eu une tendance variqueuse aux jambes. Avec le temps, j'ai pris quinze kilos. Depuis, les varices se sont aggravées. Varices et prise de poids sont-elles liées ?
  31. Je souffre de petites hemorroïdes depuis longtemps. J'ai pris dix kilos, et les hémorroïdes ont empiré. Existe-t-il un lien entre les deux phénomènes ?


Je ne mange quasi rien et je grossis. Une de mes amies dévore et reste mince. Pourquoi?

Réponse : Encore qu'il faille se méfier de certaines affirmations frauduleuses, ce problème est fondamental et touche aux bases mêmes de l'économie biologique des individus.

La propension qu'ont d'aucuns à grossir, d'autres à conserver un poids normal, avec un même type d'alimentation, tient au tempérament des individus tel qu'il apparaît constitué dès la naissance. Nous avons parlé des « tempéraments biochimiques » qui sont la cause de cette différence d'utilisation des aliments - des glucides en particulier - par l'organisme.

Un premier type biochimique réalise, grâce à un complexe enzymatique, la transformation complète des glucides en énergie.
Le second type choisit, toujours par complexe fermentaire, une autre voie, celle du cycle pentosique, qui aboutit à la transformation d'une part importante de glucides en tissus graisseux.

Mais même déterminée génétiquement, la prédominance de l'un ou de l'autre « tempérament biochimique » est réversible, par excès alimentaire de longue durée dans le premier cas ; par adaptation diététique stricte et prolongée. oxygénation„ exercices physiques, stimulation combustive dans le second cas.

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J'ai 42 ans et trois enfants. Avant ma première grossesse, j'étais mince. Après, j'ai conservé une bonne partie des kilos pris durant la portée. Il en fut de même pour chaque enfant. Quel en est le motif ?

Réponse : La grossesse est une épreuve importante pour l'organisme. C'est aussi un ensemble de phénomènes qui se déroulent tous au profit de l'enfant en gestation. Si une substance - fer ou calcium - par exemple vient à faire défaut, c'est dans les reserves de la mère que seront puisées les quantités nécessaires au foetus.

Ceci explique cher la mère les anémies et troubles dentaires fréquents après des grossesses difficiles ou répétées ou dans les périodes de disette alimentaire.
Mais la modification majeure de la grossesse porte sur l'équilibre hormonal, puisque les cycles menstruels disparaissent par persistance et développement, au sein de l'ovaire, d'un organise, le corps jaune. 
Durant neuf mois, l'organisme maternel va donc se trouver inondé de la sécrétion du corps jaune, la lutéine ou progestérone.

D'autres sécrétions s'opèrent en quantités importantes, comme celles qui proviennent du complexe placentaire lui-même, les gonadotrophines chorioniques, qui sont d'ailleurs à l'origine des réactions sérologiques positives de grossesse dès le début de la portée.

De tels bouleversements hormonaux, joints a une longue quiescence fonctionnelle des ovaires, rendent malaisée la reprise d'un fonctionnement équilibré après l'accouchement. La reprise peut être entravée par un déficit des hormones sécrétées par les ovaires. Or ces hormones sont si importantes qu'elles ont déterminé le développement de tous les caractères sexuels secondaires : et leur suppression au moment de la ménopause entraîne des troubles divers, parmi lesquels une fréquente augmentation de poids.

Elles jouent donc un rôle de premier plan dans l'équilibre biologique général, et leur déficience, même discrète, peut engendrer un bilan calorique positif, une déviation vers le cycle pentosique et, par là même, la formation de tissus graisseux, d'où !*augmentation du poids.

Une mise au point hormonale est donc souhaitable après un accouchement, si le poids antérieur à la ponce n'est pas récupère ou, a fortiori, si la jeune more continue de grossir après l'accouchement.
Les mécanismes hormonaux tic sont pas seuls en cause, et s'il ne convient pas de nier, comme certains. toute participation endocrinienne clans les obésités, on doit admettre que des mécanismes d'origine nerveuse centrale interviennent pour déterminer l'augmentation de poids après la grossesse.

De tels embonpoints traduisent en partie un dérèglement de l'hypothalamus (noyau nerveux abritant les centres de l'appétit et de la satiété), dérèglement induit par la perturbation hormonale.

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J'ai 38 ans et deux enfants. Après le premier accouchement j'ai repris sans peine le poids antérieur à la grossesse. Mais après le second, de nombreux kilos excédentaires me sont restés. Pourquoi ce phénomène s'est-il produit après le second accouchement, et pas après le premier ?

Réponse : Le mécanisme de base est identique à celui de cette réponse. Le fonctionnement ovarien, pourtant récupéré après le premier accouchement, s'est déséquilibré sous l'effet dune grossesse répétée. A son tour, ce déséquilibre a induit un dérèglement des centres de l'appétit et de la satiété au niveau de l'hypothalamus.

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Depuis la ménopause. j'ai gagné de nombreux kilos sans manger davantage. Quelle en est la raison?

Réponse : Les éléments d'explication sont présents dans les réponses aux questions 2 et 3. La ménopause s'accompagne d'un arrêt brutal des sécrétions ovariennes, cause d'un déséquilibre parfois profond des glandes endocrines. Un catalyseur disparaît ainsi, des réactions biologiques s'en trouvent stimulées, en sorte qu'il faut réduire l'alimentation si l'on veut éviter un gain de poids.
Toute alimentation qui maintient un poids équilibré avant la ménopause, devient excédentaire après celle-ci. De plus. le déséquilibre hormonal se répercute au niveau de l'hypothalamus.

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Je grossis chaque mois, au cours de la semaine précédant les règles. Pourquoi ?

Réponse : Il s'agit d'un phénomène de rétention d'eau, dû à une entrave à la circulation de retour, par congestion du petit bassin, de l'utérus en particulier. Ce mécanisme s'apparente au syndrome prémenstruel. La rétention se traduit par un, deux, parfois trois kilos excédentaires sur la balance, mais cette augmentation de poids ne correspond à aucune accumulation graisseuse. De plus, dès l'apparition des règles ou quelques jours après, la rétention d'eau disparaît avec la congestion du petit bassin.

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En vacances, mon régime alimentaire est plus riche et abondant qu'à l'ordinaire. Pourtant, je ne grossis pas. Dès le retour, je grossis si je ne m'astreins pas à un régime plus strict. Pourquoi?

Réponse : La cause réside dans les conditions d'existence des grandes cités : vie professionnelle intense, stress multiples, repos insuffisant, alimentation frelatée et industrialisée, pollution de l'air et des eaux, sédentarisation donc oxygénation déficiente. Ces conditions plongent l'organisme dans un état d'intoxication chronique qui, pour peu spectaculaire et perceptible qu'il soit, n'en est pas moins réel. Répété au long de décennies, il finit par entraîner troubles et maladies.

Les vacances, elles, restaurent un équilibre; repos, conditions plus naturelles, marche et sports, air pur et soleil, donc oxygénation recouvrée. Ces facteurs rétablissent, un mode de vie plus sain. La combustion des aliments s'en trouve améliorée, et le poids stabilisé. Mais dès la reprise des activités habituelles, aggravées d'ailleurs par l'accumulation du travail, le contexte antérieur se répète brutalement. Les combustions alimentaires sont partiellement ralenties, et le poids augmente si l'on ne veille pas à réduire l'apport calorique, tout en se ménageant des moments de détente et d'oxygénation suffisants.

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Mes amies affirment que je fais de la « graisse nerveuse ». Est-ce possible ?

Réponse : Certains individus prennent du poids lorsqu'ils ont des soucis, éprouvent des émotions, sont anormalement fatigués ou surmenés intellectuellement. La réaction est rare. Mais l'engraissement, survenant dans ce contexte de fatigue, apparaît par la voie du relais hypothalamique au niveau duquel les stress peuvent se répercuter. Ainsi se déclenchent de véritables fringales ou un perpétuel grignotage.

Dans d'autres cas, les stress réduisent l'appétit. Mais lorsqu'ils l'accroissent, il faut admettre le jeu d'un mécanisme enzynratique déviant le métabolisme vers la synthèse de tissu graisseux (cycle pentosique).
Cette synthèse graisseuse ne peut évidemment se réaliser que si la balance énergétique est excédentaire par rapport aux besoins réels de l'organisme, même quand ceux-ci sont nettement plus bas que la normale, et très différents de ce qu'ils sont à d'autres moments. Bref, on maigrit toujours en mangeant moins que ne l'exigent ses besoins en aliments énergétiques.

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Je me suis astreint à un régime "basses calories" strict. J'ai maigri de douze kilos, mais je devrais encore perdre dix kilos pour atteindre mon poids idéal. Or l'aiguille de la balance ne bouge plus guère depuis trois semaines. Pourquoi ?

Réponse : D'abord, le régime est-il toujours aussi strict qu'au début de la cure ? Si oui, le mécanisme décrit ressortit au phénomène des « paliers ». De quoi s'agit-il ?
La perte de poids initiale est aisée et souvent rapide, à cause du passage brusque d'un régime trop riche à un régime restrictif. Par la suite, la chute de poids ne suit pas fidèlement la restriction alimentaire. Un décalage s'installe entre le déficit calorique engendré par une diététique « basses calories », et la réponse de l'organisme sous forme de perte de poids. Cependant, la déperdition pondérale, sitôt amorcée, se poursuit progressivement.

Néanmoins, les zones de mobilisation graisseuse subissent l'effet de nombreux facteurs mal définis. Aussi, après une déperdition substantielle, le poids peut se stabiliser quelque temps avant d'amorcer une nouvelle chute. Ce phénomène de paliers s'observe dans un tiers des cas environ.

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Boire en mangeant fait-il grossir ?

Réponse : En aucun cas, sauf s'il s'agit de boissons alcoolisées.
Boire modérément en mangeant favorise la digestion : de petites quantités de liquides humidifient alors le bol alimentaire et augmentent, par une surface de contact accrue, l'efficacité des sucs digestifs. Par contre, boire trop noie le bol alimentaire, dilue les sucs digestifs, et ralentit par le fait même la digestion. Mais affirmer qu'un peu de liquide absorbé en mangeant fait prendre du poids est une vue de l'esprit. En effet, le tissu graisseux n'est pas influencé par cette faible absorption. De plus, toute cure diététique d'amaigrissement doit comporter une ration liquide abondante pour assurer, par une diurèse suffisante, le transport et l'élimination des produits de décomposition de la graisse mobilisée.

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Dois-je supprimer le sel pendant la cure d'amaigrissement ?

Réponse : Ce serait inadéquat voire dangereux, car outrancier. Il faut limiter le sel à la portion congrue, mais non l'éliminer totalement d'une alimentation dont la saveur est déjà altérée par les restrictions imposées. Le repas ne peut jamais devenir une punition, mais doit être appétissant et savoureux.
Rationner le sel diminue la soif, donc la quantité de liquides ingérés. Cette mesure, en tout cas, ne favorise pas la mobilisation des liquides fixés au tissu graisseux. Si la graisse se mobilisait, les liquides intercellulaires s'élimineraient aussitôt.

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Je ne mange que des biscottes, à l'exclusion du pain, mais je ne maigris pas. Pourquoi ?

Réponse : Les biscottes ont un pouvoir calorique égal à celui du pain. Seule la teneur en eau des biscottes est inférieure à celle du pain. Elles conviennent simplement mieux aux estomacs délicats ou dyspeptiques. Encore faut-il s'assurer de la nature des autres aliments, car le problème ne se limite pas à une forme de panification. Il porte sur le nombre total des calories quotidiennes. Mieux vaut limiter au strict minimum la consommation de tous le dérivés des céréales, trop riches en glucides, et celle des matières grasses, trop énergétiques.

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Est-il exact que le riz ne fasse pas grossir ?

Réponse : Non, car c'est une céréale riche en amidon, donc en glucides, et partant en calories. Le riz a simplement sur le pain Davantage d'un grand pouvoir de réplétion. Il calme donc la faim plus vite, ce qui pousse à en consommer moins. Du même coup, on fixe moins de calories. Toutefois, il faut se défier des régimes exclusifs et manger de tout. L'alimentation équilibrée est toujours éclectique.

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Le repos après les repas fait grossir. Je m'en garde donc et reprends le travail sitôt le repas terminé. Est-ce bon ?

Réponse : C'est au contraire une pratique antiphvsiologique. Les animaux nous donnent le bon exemple, eux qui d'instinct s'étendent après leur pâtée. La digestion représentant pour l'organisme Un travail considérable, l'effort physique est contre-indiqué après les repas. En revanche, un repos, même discret, facilite la digestion, prévient l'engourdissement post-prandial, et améliore ensuite le rendement au travail.

Ne modifiant pas le nombre des calories ingérées, il n'influe pas sur le poids. Seuls les repas trop copieux sont contre-indiqués. Mieux vaut fractionner l'alimentation en cinq petits repas qui apaisent la faim, n'alourdissent jamais et qui, par leur répétition, suppriment les moments dépressifs dus à l'hypoglycémie, rançon de régimes trop restrictifs.

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La prise d'un diurétique me fait perdre facilement plusieurs kilos. Je grossis dès que j'arrête d'en prendre. J'en consomme donc régulièrement. Est-ce recommandable ?

Réponse : Les diurétiques, quels qu'ils soient, n'éliminent que de l'eau, jamais de graisse. La chute de poids enregistrée est donc un leurre. De plus, l'eau entraîne à sa suite des sels minéraux, le potassium notamment, qui peut devenir déficitaire si le traitement se prolonge, ou si l'on n'en apporte pas en supplément. Dans certains cas, la déficience potassique ou hypokaliémie est si grave que des déséquilibres majeurs s'installent, et peuvent entraîner des troubles graves, voire la mort, si rien n'est entrepris à temps.

La seule indication, encore que relative, des diététiques, est la rétention d'eau prémenstruelle de la femme. Son intérêt est d'ailleurs plus psychologique que physiologique, puisque l'eau s'élimine spontanément après les menstruations.

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Au début d'un régime restrictif, ma volonté de maigrir suffit. Mais au bout d'un certain temps, j'ai recours à un frénateur d'appétit. Ce genre de produit est-il inoffensif ?

Réponse : Certainement pas, sauf en ce qui concerne quelques produits de substitution alimentaire. Mais une cure restrictive doit aussi satisfaire l'appétit, et c'est possible. Certes, des pertes de poids rapides et spectaculaires encouragent des efforts de volonté accrus. Mais toute chute de poids rapide est préjudiciable et mène presque toujours à une reprise, tout aussi rapide, du poids initial. La perte pondérale doit être lente et progressive, et les frénateurs d'appétit ne freinent en fait que la rééducation, toujours nécessaire, des mécanismes de l'appétit.

Enfin, tous augmentent considérablement la nervosité, ce qui est à éviter chez des obèses dont l'équilibre psycho-nerveux est souvent perturbé au départ. Les frénateurs d'appétit constituent donc tout au plus un adjuvant transitoire en début de cure.

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J'étais gros fumeur. J'ai arrêté de fumer sur conseil médical, mais j'ai pris depuis de nombreux kilos que je n'arrive plus à reperdre. Quel en est le motif ?

Réponse : Contrairement à l'opinion courante, arrêter de fumer n'augmente pas le poids. En fait, le tabac est un toxique dont l'usage, l'abus surtout, entraîne des troubles au niveau des systèmes respiratoire (muqueuses bucco-pharyngées, bronchite chronique, emphysème, cancers du larynx et bronchiques), digestif (nausées, gastrites, stimulation du péristaltisme intestinal), cardiovasculaire (contractions artérielles et prédisposition aux accidents vasculo-cardiaques comme infarctus et artérite), nerveux (nervosisme, effet défavorable sur la mémoire et l'idéation), et, en général, sur l'espérance de vie. Du fait de ces troubles, et parce qu'il est anorexiant. le tabagisme s'accompagne d'une diminution d'appétit. Son arrêt réduit tous ces désordres, et l'appétit redevient simplement normal. 

Cependant, abandonner le tabac crée d'habitude des états de nervosité, d'instabilité et d'insatisfaction temporaire que bien des individus compensent par une nourriture plus abondante et des friandises. La balance calorique devient alors excédentaire, le poids augmente. Une discipline de quelques semaines à l'égard du tabac comme de l'alimentation suffit à rééquilibrer l'organisme de l'intoxiqué.

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Ma fille de 18 ans se désespère de son poids excessif. A son âge, je pesais aussi trop, mais mon poids s'est équilibré après la vingtaine. Peut-elle en espérer autant ?

Réponse : L'excès de poids est courant, quoique mal expliqué, chez des jeunes filles atteintes de déséquilibre hormonal post-pubertaire. Ce dernier provoque des irrégularités menstruelles quelquefois importantes. Elles disparaissent souvent après 20 ans, avec les troubles pondéraux qu'elles entraînaient.

De plus, un embonpoint relatif crée des complexes psychologiques qui détournent le sujet vers une suralimentation. Enfin, le relais hypothalamique, siège des centres nerveux de l'appétit, dont la stimulation se manifeste en cas de déséquilibre endocrinien, se rééquilibre dès la stabilisation hormonale.

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L'ananas fait-il maigrir ?

Réponse : L'ananas contient un enzyme protéolytique, ferment qui dissout les fibres protéiques. Or, les bourrelets graisseux gorgés d'eau, appelés à tort « cellulite », sont constitués de logettes délimitées par des haubans fibreux. C'est entre ces logettes que se trouve dispersé le tissu collagène, composé de longues chaînes protéiques, qui possèdent un pouvoir hydrophile considérable. Lorsque à l'aide d'un ferment protéolytique on fragmente ces chaînes protéiques. celles-ci perdent une part importante de leur pouvoir hydrophile et libèrent une grande proportion de l'eau fixée à leur niveau. Cette propriété protéolytique de certains enzymes est utilisée en thérapeutique pour faire fondre électivement certains bourrelets cellulitiques ».

A cet effet, on injecte une forme quelconque d'hyaluronidase dans les bourrelets. L'injection est suivie d'un massage qui favorise la dispersion de l'enzyme, son action sur les fibres protéiques. et assure dès lors la mobilisation de l'eau, encore accentuée par le pétrissage mécanique.
Lorsqu'un enzyme, au lieu d'être injecté, est absorbé par la bouche, il subit les phénomènes de digestion. Sa propre molécule est donc fragmentée, et il n'est alors résorbé que sous une forme très élémentaire, ce qui le rend totalement inefficace. C'est ce qui se passe pour la bromélaine, enzyme protéolytique présent dans l'ananas. Il peut tout au plus exercer son action sur les protéines d'un même repas pour en faciliter la digestion.

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L'alimentation pléthorique d'un nouveau-né peut-elle en faire un obèse à l'âge adulte ?

Réponse : Oui. Le type de réactions enzymatiques de l'organisme du nouveau-né est déterminé génétiquement et possède donc sa propre tendance à conserver toujours un poids normal, ou à acquérir un jour un poids excédentaire. Un régime déséquilibré dans un sens ou dans l'autre peut à la longue modifier cette tendance génétique. Au cours des premières semaines de la vie, l'organisme est particulièrement sensible à tout déséquilibre alimentaire, surtout aux excès de nourriture, au point qu'une alimentation pléthorique peut déséquilibrer des systèmes enzymatiques intacts au départ. Ceci se traduira beaucoup plus tard à l'âge adulte par une tendance à l'obésité. Mamans, soyez donc très attentives à ne pas déroger aux indications diététiques prescrites par le pédiatre pour votre nouveau-né !

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Depuis de nombreuses années, je pesais au moins 20 kilos de trop et je souffrais d'appendicite chronique. Mes crises étant rares, il fallut une poussée aiguë pour me décider à l'opération. Ensuite, sans modifier mon régime alimentaire, je retrouvai un poids normal en peu de temps. L'appendicite chronique aurait elle causé l'excédent de poids ?

Réponse : Encore qu'aucun résultat définitif ne soit acquis en la matière, il semble que l'appendicite chronique, comme d'autres lésions inflammatoires de longue durée, déséquilibre l'état général. On peut concevoir que la suppuration chronique de l'appendice ait influencé le déterminisme enzymatique et l'ait orienté vers le cycle pentosique et la synthèse graisseuse. On pourrait supposer aussi que l'inflammation permanente ait perturbé les centres de l'appétit et de la satiété au niveau de l'hypothalamus. Dès que le phénomène suppuratif et les mécanismes en cause disparaissent. une rééquilibration intervient, et le poids normal est retrouvé.

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Mes ongles sont fragiles au point de se réduire à une mince pellicule. Mon alimentation en est-elle la cause ?

Réponse : Encore qu'aucun résultat définitif ne soit acquis en la matière, il semble que l'appendicite chronique, comme d'autres lésions inflammatoires de longue durée, déséquilibre l'état général. On peut concevoir que la suppuration chronique de l'appendice ait influencé le déterminisme enzymatique et l'ait orienté vers le cycle pentosique et la synthèse graisseuse. On pourrait supposer aussi que l'inflammation permanente ait perturbé les centres de l'appétit et de la satiété au niveau de l'hypothalamus. Dès que le phénomène suppuratif et les mécanismes en cause disparaissent. une rééquilibration intervient, et le poids normal est retrouvé.

De tels ongles sont le signe évident d'un défaut alimentaire. Des carences très diverses peuvent l'expliquer. Aussi peut-on difficilement le corriger électivement. Des carences en fer propres aux anémies peuvent l'expliquer, aussi bien que des manques en vitamines AB, (PP) ou E, ou en acides aminés essentiels comme la glycocolle. A la rigueur, il faut combler le déficit possible de chacun de ces éléments. Enfin, une anormale fragilité des ongles peut dénoter une affection générale que le médecin est seul capable d'individualiser et de traiter. Dans tous les cas, un contrôle général est souhaitable.

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Je perds mes cheveux en abondance, l'alimentation est-elle en cause ?

Réponse : Plus encore que les ongles, les chutes capillaires indiquent une maladie à incidence générale que le médecin peut seul diagnostiquer et traiter. Les saisons peuvent, à cet égard, exercer un effet supplémentaire comparable à la mue de certains animaux. De plus, l'hormone mâle, qui assure le déterminisme sexuel chez l'homme, possède un effet défavorable sur la croissance et la persistance des cheveux. Il faudra examiner si la femme qui perd ses cheveux ne souffre pas d'un excès de sécrétion virilisante. Enfin. le fonctionnement thyroïdien a un retentissement évident sur la santé capillaire.

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Que penser des thérapeutiques cellulaires dans les cures d'amaigrissement ?

Réponse : Les injections de cellules vivantes préconisées par Niehans, et les thérapeutiques polyvitaminées de type Aslan sont très intéressantes dès la quarantaine, voire la trentaine. Ces cures ont un pouvoir de revitalisation et préviennent les phénomènes de vieillissement et d'usure (artériosclérose, rhumatisme. obésité post-ménopausale).

Aussi ces traitements se rencontrent-ils surtout en gériatrie.
Le pouvoir biologique des « tréphones » a déjà été défini par Carrel. Il est lié à la multiplicité des orientations du tissu embryonnaire, et pourrait rééquilibrer les systèmes enzymatiques qui déterminent l'apparition au la fonte du tissu graisseux. De tels traitements sont appliqués par les professionnelles de la santé qui en ont une grande expérience, après une mise au point biologique stricte de l'état général.

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Que vaut une méthode d'amaigrissement dont les techniques s'apparentent à l'hypnose ?

Réponse : Attention au charlatanisme non médical trop fréquent dans un domaine où les techniques mystérieuses exercent une fascination dangereuse et coûteuse sur certains esprits. Trop de femmes sont prêtes à tous les sacrifices pour perdre l'excès de poids qu'un régime équilibré ferait fondre sans danger.
Mais le contexte neuro-psychique doit être pris en considération pendant la cure de même qu'une période de détente régulière.

Dans certains instituts dits « de beauté », la cliente se relaxe dans un fauteuil pourvu d'un casque dispensant musique suave et électro-vibromassage. Ces pratiques sont bonnes à entretenir l`oisiveté de celles qui s'y soumettent d'autant plus volontiers que la cure est coûteuse ; donc bénéfique.

L'oxygène est bien nécessaire, et nous en manquons tous dans les grandes cités. Une promenade matinale en forêt le dimanche matin nous apportera oxygène et détente neuro-psychique.

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L'étiquetage de certains produits alimentaires porte la mention « contrôlé par l'Etat », ou "autorisé par la loi". Est-ce une garantie absolue d'innocuité ?

Réponse : Hélas, non. De telles mentions signifient que les méthodes de préparation du produit et ses additifs éventuels sont conformes à la loi en vigueur dans le pays de fabrication. Ceci exclut des fraudes importantes. Encore faudrait-il que les prescriptions légales garantissent l'innocuité, que les gouvernements soient en mesure de contrôler efficacement leurs propres édits. Nous sommes loin du compte : la liste est longue des produits qui suscitent de la part des spécialistes les plus nettes réserves.

Des tentatives visent à uniformiser les législations nationales relatives aux techniques de fabrication, aux additifs, et aux mayens de conservation et de présentation des produits alimentaires. Elles sont le lait (le la Commission des Communautés Européennes et de la Commission du Codex Alimentarius dépendant de la FAO et de l'OMS. Mais les contingences économiques pesant sur ces commissions risquent d'hypothéquer l'efficacité de leur travail.

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La mention « pur sucre » sur une bouteille de limonade signifie-t-elle que ce produit soit exempt d'additifs nocifs ?

Réponse : Certes non ! Les publicitaires savent bien que le public recule devant la mention de produits mal réputés tels les colorants et les conservateurs chimiques, même lorsque ces mentions font état de leur absence. Ils choisissent dès lors une mention rassurante, mais sans signification réelle, comme « pur sucre ». Les colorants, conservateurs chimiques, émulsifiants, agents troublants et acidulants se dissimulent le plus souvent derrière ces appellations trompeuses.

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Certains organisme, des associations de consommateurs notamment, produisent des comparaisons de produits alimentaires. Peut-on se fier à leurs conclusions ?

Réponse : De telles études sont difficiles et supposent des laboratoires très bien équipés, un personnel spécialisé, donc de gros moyens financiers. Peu d'études répondaient à ces exigences. Mais plusieurs organismes se sont structurés, et leurs moyens croissants les autorisent à mener des enquêtes sérieuses. Cependant, n'acceptons jamais sans contrôle des conclusions qui accordent la préférence à un produit aux dépens des autres. Reste que le contrôle individuel est malaisé.

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Que penser des labels et marques d'innocuité délivrés par certains organismes et reproduits sur l'emballage de plusieurs produits alimentaires ?

Réponse : Leur valeur est très inégale. Il ne faut s'y fier qu'après renseignements.

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Peut-on, en quelques règles claires et concises, énoncer un code diététique ?

Réponse :

  • Le poids normal ou idéal n'a pas de rapport nécessaire avec la taille. Hors l'obésité et la maigreur pathologiques, le poids de 25 ans est le poids de référence.
  • Sauf les obésités pathologiques, la plupart des obésités sont dues à la suralimentation. Dans les deux cas, la cure d'amaigrissement ne relève que du médecin.
  • L'augmentation de poids accroît la mortalité normale par affections cardio-vasculaires et cancers.
  • Pas plus que l'obésité, la maigreur n'est esthétique. Elle aussi accroît les risques de mortalité. La mode actuelle, alignant les canons de la beauté sur le squelettisme professionnel des mannequins, est par là même ridicule.
  • Une saine hygiène alimentaire sera respectée préventivement et dès la jeunesse : éviter les repas trop riches en calories, et respecter un juste équilibre entre glucides, lipides et protéines. Toute alimentation équilibrée est éclectique.
  • Une cure amaigrissante doit être entreprise sous contrôle médical strict et permanent. Le médecin peut seul prescrire un traitement, qu'il soit médicamenteux, physique ou psychothérapique.
  • L'amaigrissement rapide est dangereux. Il peut entraîner des troubles allant jusqu'à la mort.
  • Aucune drogue miracle ne fait maigrir sans effort ni régime alimentaire. De tels produits sont des tromperies ou des toxiques nuisibles à la santé.
  • L'exercice, les périodes de détente, le repos et l'oxygénation feront l'objet de notre attention.
  • Cesser de fumer ne fait pas grossir. Mais l'intoxication tabagique inhibant l'appétit, son interruption entraîne une stimulation de la faim, d'où, secondairement, une augmentation de poids. Le fumeur qui abandonne son vice doit conserver son régime alimentaire.
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J'ai toujours eu une tendance variqueuse aux jambes. Avec le temps, j'ai pris quinze kilos. Depuis, les varices se sont aggravées. Varices et prise de poids sont-elles liées ?

Réponse : D'abord, intervient le facteur héréditaire, lié à la constitution même des structures veineuses et du contexte circulatoire. Ensuite, si l'espèce humaine s'est dressée voici longtemps sur ses membres inférieurs, l'homme actuel n'y est pas encore totalement adapté, et l'intense travail hydrodynamique de la remontée du sang le long du corps vers le azur s'aggrave du fait de l'allongement de la race. Si un léger déficit veineux apparaît, les vaisseaux superficiels se dilatent sous les efforts de retour du sang veineux : les varices se forment. Grossesses répétées, phlébites, stations debout prolongées, congestion du petit bassin durant la période prémenstruelle et compressions veineuses pathologiques (abcès, tumeurs), sont autant de facteurs d'aggravation. Certains mouvements du yoga, telles les positions inversées, sont axés sur l'idée de faciliter la circulation veineuse de retour.

L'obésité fait empirer les varices, indirectement par une circulation surmenée, directement par la pression qu'exercent les lobules graisseux hypertrophiés et l'oedème qu'ils entraînent. La récupération du poids normal soulage, mais le seul traitement correct de ces lésions irréversibles est l'intervention chirurgicale de type « stripping ». Quant aux petites veinules fréquentes sur la partie inférieure des cuisses, ce sont des télangiectasies, dilatations paralytiques des capillaires veineux sous-cutanés. On est démuni à leur égard.

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Je souffre de petites hemorroïdes depuis longtemps. J'ai pris dix kilos, et les hémorroïdes ont empiré. Existe-t-il un lien entre les deux phénomènes ?

Réponse : La base du problème est la même que pour cette question, car les hémorroïdes sont des dilatations variqueuses des veines hémorroïdaires qui tapissent la muqueuse du rectum et aboutissent à l'anus. Leur dilatation irréversible est causée par une stase du foie. Outre l'hérédité, les maladies hépatiques, la sédentarité et les obstacles en aval de ces veines sont des facteurs prédisposants fréquents.

D'après leur situation, les hémorroïdes sont internes (muqueuse rectale), marginales (marge de l'anus) ou externes (face externe et pourtour de l'anus). 
Les principaux symptômes sont une sensation de brûlure. du prurit, de la douleur pendant ou après la défécation, des pertes variables de sang rouge. Les symptômes sont plus aigus lorsque des bourgeons hémorroïdaires se thrombosent. s'ulcèrent ou s'abcèdent. Au stade bénin, pommades et suppositoires suffisent. Si le mal devient intolérable. l'exérèse chirurgicale est le seul remède. Les scléroses par injections, ou la destruction par électrocoagulation, sont des traitements douloureux et d'une efficacité toute provisoire.

Gomme les varices, les hémorroïdes empirent avec l'obésité tant par stase sanguine générale que par ralentissement de la circulation de retour lorsque les lobules graisseux sont hypertrophiés et oedémateux. Maigrir supprime ces causes, soulage et prévient les complications, mais ne fait pas disparaître les bouquets hémorroïdaires constitués.

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